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Tome 2 |
Je viens de lire, de Thierry Bellefroid.
«
Le dieu des chacals »,
tome deux de la série Niklos Koda, par Olivier Grenson et
Jean Dufaux, dans la collection Troisième Vague du Lombard.
Si le premier tome des aventures de Niklos Koda laissait le
lecteur sur une impression positive, il le laissait aussi en
plein brouillard. Il y a deux sortes d'histoires, chez Jean
Dufaux, celles qui se lisent de haut en bas et de gauche à
droite -c'est le cas de Jessica Blandy ou de Giacomo C, par
exemple- et celles qui se lisent entre les cases. Koda fait
partie de la seconde catégorie. Ce deuxième album vient le
confirmer. S'il offre une fin provisoire à l'histoire, il
conserve néanmoins une large part de mystère, de non-dit,
d'irrationnel. Et c'est ce qui fait tout le charme de cette
jeune série, sans cesse en train de flirter avec les genres
opposés. On est dans l'espionnage et le thriller politique,
mais on est aussi dans le vaudou jusqu'au cou. Dufaux
s'amuse à brouiller les pistes et à mélanger les codes,
faisant de Koda un personnage à la fois très « Troisième
Vague » et à la fois inattendu. C'est réussi. On regrettera
juste un côté un peu trop préparé dans ce deuxième album,
qui fait du « planting » très gros sabots pour amener le ou
les suivant(s). Les allusions assez lourdes au passé de Koda
et à son père, par exemple, eussent été plus discrètes en
arrivant dès le premier album.
Quant au dessin d'Olivier Grenson, au risque de me répéter,
il a trouvé en cette nouvelle collaboration un véritable
dopant. Il suffit de rouvrir un Carland Cross pour voir tout
le chemin parcouru. Et même si Olivier ne révolutionne pas
le genre, on se prend déjà à rêver du jour où il se l´chera
vraiment, voire du jour où il se décidera à faire de la
couleur directe. En attendant, il s'amuse à truffer ses
décors d'allusions à ses amis ou à ses lectures du moment.
Une façon de récompenser les lecteurs attentifs qui lui
avaient fait part de petites erreurs de distraction dans le
précédent album ? Peut-être. Une petite réserve, quand même.
On regrette qu'il y ait encore quelques attitudes figées et
certains visages qui semblent être davantage de cire que de
chair. Mais Olivier se rattrape avec ses femmes plus
séduisantes les unes que les autres. On aimerait croiser
certains de ses modèles ... |