Le personnage d'Andrew White

Andrew White. Né à Whitechapel en 1916. Son père, un modeste ouvrier maçon, est
mort pendant la guerre, au cours d’un accrochage sur la Somme, laissant sa femme
et son fils sans moyens. Livré à lui-même, fréquentant les voyous de ce quartier
pourri, Andy aurait fini aussi mal que sa pauvre mère, morte de chagrin et de
misère en 1924, si sa route n’avait croisé celle de Carland Cross. Le détective
s’est pris d’affection pour le gamin, l’a recueilli et s’est efforcé de lui
donner une éducation. Avec le temps, Andy est devenu son élève. Une position
officielle qui ne parvient pas vraiment à supplanter la relation père-fils qui
s’est instaurée entre les deux hommes. Sur le plan professionnel, ils sont
complémentaires. Là où Cross se montre réfléchi et introspectif, Andy fait
preuve d’intuition, de spontanéité, d’impétuosité, sinon d’étourderie. Il arrive
aussi qu’il soit gaffeur. Ses origines lui ont laissé des habitudes qui rendent
parfois délicates ses interventions dans les milieux huppés. Colérique,
bagarreur, fonceur, physiquement très actif, il a beaucoup de peine à se
composer une contenance, mais c’est un coeur d’or et un jeune détective plein de
promesses.
Sa fonction essentielle dans la série est de demander des explications, de
forcer Carland Cross - qui est un solitaire - à faire le point à l’intention des
lecteurs. Il lui arrive aussi, par ses maladresses, de faire rebondir l’action
là où on ne l’attendait pas. Ses origines modestes lui permettent aussi
d’entretenir des liens privilégiés avec les défavorisés que les détectives
rencontrent régulièrement au cours de leurs enquêtes.
Andy adore la maternelle Mrs. Stone qu’il taquine volontiers sur ses habitudes
et ses préjugés. De même, il voue au Superintendant Wingfield une amitié
bourrue, faite de complicité, d’un brin de condescendance et de moquerie. Andy a
de l’esprit, mais pas toujours la manière.